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Le maillon d’efficacité indispensable entre la production et la logistique

“Nous étions confrontés à un manque de capacité de stockage. La construction du nouveau centre de distribution nous a permis de mieux centraliser la distribution. Mais ensuite, l’automatisation de la logistique interne devenait nécessaire”. 

 

La Belgique compte bon nombre d’entreprises fantastiques à forte croissance. Mais croître n’est pas si évident dans notre pays fortement urbanisé. Le manque de place constitue souvent un problème. C’était également le cas pour Christeyns, une entreprise chimique située sur l’Afrikalaan à Gand. Une plus grande capacité de stockage s’imposait, mais hélas, impossible à réaliser sur le site existant. Alain Roose, Director Supply Chain, nous explique.

PR00022 Christeyns 002(1)Pourquoi cette extension de capacité était-elle nécessaire?
Alain: “Nous sommes une entreprise à croissance rapide. Le cœur de notre métier est ce que nous appelons le laundry hygiene, mais notre division food hygiene connaît un succès retentissant. A cela s’ajoutent encore nos autres activités, comme professional hygiene et produits oléochimiques, qui sont également en plein développement. Pour vous donner une idée, notre chiffre d’affaires en 2005 atteignait à peine 50 millions d’euros; en 2013, il était de 220 millions. Et le manque de place se faisait de plus en plus sentir. Nous avons des entrepôts à Genk, en France et en Allemagne, mais le flux logistique n’est pas optimal. Nous voulions centraliser davantage la distribution et en même temps créer de la place pour la production”.

Vous disposiez encore d’un morceau de terrain de l’autre côté de l’Afrikalaan…
Alain: “La parcelle qui nous appartenait était située de biais par rapport au site existant. Le terrain juste en face appartenait à la ville de Gand. Ils étaient prêts négocier un échange. Nous pouvions alors commencer à réfléchir à la construction d’un nouveau centre de distribution à cet endroit. Les premières idées à ce propos datent déjà de 2008. Une analyse approfondie a été effectuée et plusieurs propositions ont été examinées. C’est finalement intrion qui a proposé la solution la plus attrayante”.

Pourquoi vouliez-vous automatiser?
Alain: “Si nous devions seulement faire l’impasse sur les entrepôts et transporter tout le stock vers le nouveau centre de distribution, ce n’était pas intéressant financièrement. Le système de convoyeurs entièrement automatique a fait pencher la balance. Il transporte les palettes directement de l’autre côté via un pont aérien surplombant l’Afrikalaan très fréquentée. Cela nous permet chaque jour d’envoyer 15 à 20 camions de moins sur la route. En outre, cela a libéré tellement de place sur le site de production que nous avons pu augmenter la capacité de production. Nous venons d’ailleurs d’installer quelques nouvelles lignes de remplissage”.

Mais ce pont aérien n’était pas le seul défi. Il y avait également un régime de travail différent…
Alain: “En effet. Sur le site de production, nous travaillons souvent avec trois équipes. Le centre de distribution n’en compte que deux.
Nous devions donc trouver une manière de stocker automatiquement la production de nuit dans un tampon. La production de jour quant à elle ne se déroule pas toujours de manière linéaire non plus. Ce tampon y est aussi souvent nécessaire”.

Pourquoi Christeyns a-t-il opté pour intrion?
Alain: “Pour plusieurs raisons. Nous sommes ce que nous appelons une entreprise très lean. intrion a conçu une solution qui nous correspond parfaitement. Le magasin tampon par ex. est réalisé en hauteur pour prendre le moins de place possible. Il contient également peu de moteurs ou de pièces mobiles. Ce sont des navettes automatiques qui amènent ou emmènent les palettes. Autre avantage encore: à l’instar de Christeyns, intrion est une entreprise belge qui porte un regard sain sur les affaires. La proximité a aussi joué un rôle, non seulement géographique, mais surtout au plan de l’écoute de nos besoins et de l’adhésion à notre philosophie”.

Vous pouvez donner un exemple?
Alain: “Depuis la première analyse jusque l’exécution finale du projet, de nombreuses choses ont évolué. intrion était suffisamment flexible pour répondre à ces nouveaux éléments. Par conséquent, au cours du projet, une solution s’est rajoutée pour donner priorité aux rushpallets dans le système. Nous pouvons ainsi réagir rapidement aux demandes des clients”.

Comment s’est déroulée la collaboration?
Alain: “En général, la collaboration s’est très bien déroulée. intrion dispose d’énormes connaissances, ce qui nous a permis d’obtenir les solutions dont nous avions précisément besoin. intrion a également assuré toute la gestion du projet. Comme je l’ai dit: Christeyns est une très petite organisation. Nous n’avions donc pas de main d’œuvre en trop pour nous occuper intensément du projet. Au début, nous avions régulièrement des problèmes, mais ceux-ci sont résolus depuis. Nous avons beaucoup de produits différents qui doivent être placés de manière juste sur des palettes intactes. Le système comporte divers contrôles de sécurité et, lorsqu’une différence est constatée, le convoyeur s’arrête. Les collaborateurs en production ont donc dû s’adapter aux exigences de sécurité de l’automatisation”.

Le projet est-il désormais entièrement achevé?
Alain: “Pas encore tout à fait. Dans une prochaine phase, nous allons encore accentuer l’automatisation en production, au travers de véhicules à guidage automatique (AGV) qui arrêteront les produits automatiquement sur le système de convoyeurs au moyen de différents points de repère. C’est aussi tout un défi! L’espace est limité et le trafic des AGV devra être bien accordé à la logistique interne manuelle”.

C’est passionnant. Merci pour cette discussion!


5 - Conveying - ChristeynsComplexity made simple
Christeyns produit des produits d’hygiène en boîtes, bidons, IBC, fûts, sac, big-bags… Il y a deux lignes de transport et les produits d’une ligne sont automatiquement identifiés, enveloppés et étiquetés. Avant que les palettes ne passent dans l’ascenseur automatique, divers capteurs effectuent des contrôles de sécurité. Les palettes rejetées sont retirées du flux. Ensuite, les palettes sont transportées de l’autre côté via le pont aérien. Là, elles arrivent soit directement sur la bande de distribution, soit elles passent dans une zone de transit s’il n’y a pas de personnel présent. Cette dernière opération est réalisée par deux navettes automatiques qui remplissent le magasin tampon en fonction de l’arrivage et ensuite, le déchargent. C’est donc à nouveau une combinaison d’automatisation entre production de fin de chaîne et logistique interne.

Quelques chiffres

• longueur du pont aérien: env. 100 m
• nombre de palettes traversant le pont: 400 à 500/jour
• capacité du magasin tampon: env. 200 palettes
• capacité de stockage du centre de distribution: 16.000 palettes, extensible à 18.000

 

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Onmisbare efficie¦łntieschakel tussen productie en logistiek